Un site moche sous Internet Explorer
Pas d'ombrages, des arrondis aussi cubiques qu'une racine, des dégradés invisibles, pas de doute: vous utilisez Internet Explorer!
En attendant la neuvième mouture du butineur le plus détesté des développeurs web, il faut bien se rendre à l'évidence: l'enNERDeur fait grise mine pour un nombre conséquent d'internautes.
Le designer de longue date le sait: pour faire un beau site web, il conviens de fermer les yeux sur l'optimisation.
Dans un monde où le moindre arrondis nécessite de créer un élément <table> et une floppée de petites images collées les unes aux autres dans des cellules, on oublierait facilement le principe de séparation contenu/contenant.
Oh bien sûr, il y aura bien quelques geeks pour crier au scandale sémantique, mais ceux-ci s'empresseront de remplacer l'ingrat tableau par un enchevêtrement de divisions.
Ne nous voilons pas la face: la honte de son code source diminue quelque peu avec cette méthode "moderne", mais il s'agit bien là de l'unique différence en fin de compte.
Sur son grand cheval blanc, CSS3 vient à la rescousse des pauvres webdev que nous sommes pour nous émouvoir de son lot de nouvelles propriétés aussi sexy qu'un Mac sous Linux.
box-shadow, text-shadow, border-radius, gradient, que sais-je encore?
Imaginez-vous: plus besoin de se servir d'une multitudes d'images inutiles pour créer des effets aussi réussis que variés, entièrement générés par le moteur de rendu de nos chers navigateurs!
Aurais-je omis de préciser que la norme du CSS3 n'est pas entérinée? Que le support de ces nouvelles propriétés est loin d'être une généralité?
Evidement, il y a tout de même quelques navigateurs embrassant la mouvance, même si ceux-ci ne supportent pas toujours directement un box-shadow, et lui préfèreront parfois une propriété préfixée telle que -moz-box-shadow (FireFox) ou -webkit-box-shadow (Safari, Chrome).
Seulement voilà, un navigateur résiste encore et toujours à l'innovation, chargé d'un lourd passé de non respect des normes: notre cher Internet Explorer.
Face à son client exigent (utilisant le plus souvent un ordinateur des années 90), la web agency moyenne aura pour priorité une compatibilité maximale entre les systèmes et navigateurs.
Ainsi, on préfèrera généralement abandonner les merveilles du CCS3 au profit des bonnes vieilles méthodes du passé qui ont le mérite de proposer le même rendu... partout.
L'enNERDeur, lui, préfère utiliser dès maintenant les technologies à la mode telles que l'HTML5 et le CSS3, qui lui permettent d'obtenir un site plus respectueux de la sémantique, et au combien plus léger.
Et pour IE, que fait-on? Rien!
Enfin presque... Puisque celui-ci refuse d'appliquer le moindre style CSS sur une balise qu'il ne connait pas, l'utilisation d'un très léger script est la seule concession qui sera faite - pour le bien des internautes - afin que les pages en HTML5 ne dansent pas la java (calmez-vous, les nerds, je ne parle pas du langage).
Concernant les nouvelles propriétés CSS, elles sont abondamment utilisées, et totalement inopérantes sur le logiciel de redmond.
C'est donc une version dégradée du site qui se présente chez les utilisateurs de moins en moins nombreux de cette relique, sans dégradés de couleur, ni ombres ou arrondis.
Si Microsoft semble avoir compris le message pour le développement d'IE9, il n'est pas interdit pour autant de revendiquer unmonde web meilleur...
Au commencement...
Dans un monde où le moindre arrondis nécessite de créer un élément <table> et une floppée de petites images collées les unes aux autres dans des cellules, on oublierait facilement le principe de séparation contenu/contenant.
Oh bien sûr, il y aura bien quelques geeks pour crier au scandale sémantique, mais ceux-ci s'empresseront de remplacer l'ingrat tableau par un enchevêtrement de divisions.
Ne nous voilons pas la face: la honte de son code source diminue quelque peu avec cette méthode "moderne", mais il s'agit bien là de l'unique différence en fin de compte.
Le point de vue des bisounours
Sur son grand cheval blanc, CSS3 vient à la rescousse des pauvres webdev que nous sommes pour nous émouvoir de son lot de nouvelles propriétés aussi sexy qu'un Mac sous Linux.
box-shadow, text-shadow, border-radius, gradient, que sais-je encore?
Imaginez-vous: plus besoin de se servir d'une multitudes d'images inutiles pour créer des effets aussi réussis que variés, entièrement générés par le moteur de rendu de nos chers navigateurs!
Mais où sont passés les effets graphiques?
Evidement, il y a tout de même quelques navigateurs embrassant la mouvance, même si ceux-ci ne supportent pas toujours directement un box-shadow, et lui préfèreront parfois une propriété préfixée telle que -moz-box-shadow (FireFox) ou -webkit-box-shadow (Safari, Chrome).
Seulement voilà, un navigateur résiste encore et toujours à l'innovation, chargé d'un lourd passé de non respect des normes: notre cher Internet Explorer.
Ce que font les gens bien
Face à son client exigent (utilisant le plus souvent un ordinateur des années 90), la web agency moyenne aura pour priorité une compatibilité maximale entre les systèmes et navigateurs.
Ainsi, on préfèrera généralement abandonner les merveilles du CCS3 au profit des bonnes vieilles méthodes du passé qui ont le mérite de proposer le même rendu... partout.
Un mode "dégradé"
Et pour IE, que fait-on? Rien!
Enfin presque... Puisque celui-ci refuse d'appliquer le moindre style CSS sur une balise qu'il ne connait pas, l'utilisation d'un très léger script est la seule concession qui sera faite - pour le bien des internautes - afin que les pages en HTML5 ne dansent pas la java (calmez-vous, les nerds, je ne parle pas du langage).
Concernant les nouvelles propriétés CSS, elles sont abondamment utilisées, et totalement inopérantes sur le logiciel de redmond.
C'est donc une version dégradée du site qui se présente chez les utilisateurs de moins en moins nombreux de cette relique, sans dégradés de couleur, ni ombres ou arrondis.
Si Microsoft semble avoir compris le message pour le développement d'IE9, il n'est pas interdit pour autant de revendiquer un

